Ton nom : RABOUIN
Ton prénom : Ivan
Tu es né le : 09/08/1962
Ton numéro de maillot : 10 quand je jouais…
Ton poste : Coach
Ta taille : 1m76

Ton parcours sportif :En tant que Joueur : j’ai commencé le basket à 8 ans à Joué-Lès-Tours et j’y suis resté jusqu’en senior où j’ai joué en Nationale 4.
En tant que Coach : école de basket de Joué-Lès-Tours à 14 ans, Cadet région de Joué-Lès-Tours, Assistant de Frédéric Crapez au pôle espoir et Coach des Minimes France de Joué-Lès-Tours. Équipe première de Joué-Lès-Tours en Région, en Nationale 4, en Nationale 3, en Nationale 2, Cadet Nation du TBC et du TJB, Régionale 1 TJB, Pré Nationale TBC
Ton palmarès : Défaite en finale de championnat cadet région contre l’ASPO Champion Région en cadet avec comme joueurs Nicolas Corbé (DTN), Xavier Magnan (assistant coach de l’équipe d’Australie). Brevet d’Etat, saison 1997-1998 montée en Nationale 4, saison 1998-1999 montée en Nationale 3, saison 1999-2000 montée en Nationale 2 4ème de nationale 2 en 2001, champion Région avec le TJB en 2007-2008
Ta situation professionnelle : Éducateur territorial à la ville de Joué-Lès-Tours
Ta situation familiale :Marié, 2 garçons
Tes loisirs : Le golf, le bricolage, les matchs de basket sur sport+ et aussi sur le site de la ligue espagnole de basket.
Ton basketteur : Theodoros Papaloukas
Ton sportif : Roger Federer
Ton coach :Arsène Wenger
Ton film : « La vie est belle » avec Roberto Benigni
Ton livre : « Millénium » de Stieg Larsson
Ton chanteur : Sting
Ton plat préféré : Tartiflette de ma femme et la pizza de Simon
Tu aimerais : Réussir dans mes nouveaux projets professionnels et surtout que mes proches soient en bonne santé. Sur le plan sportif, aller le plus haut possible jusqu’à la conquête du graal. Si je pouvais amener cette équipe jusqu’au bout ça serait génial. J’aimerai que tous les gars dans l’équipe trouvent un équilibre entre leur vie sportive et professionnelle et aussi que Franck apprenne enfin les systèmes par cœur.
Ta phrase : « Un coach a besoin de pudeur, d’humilité. Quand on pense être le meilleur on ne dure pas longtemps »
NBA ou Pro A ? Pro A car la NBA m’ennuie, c’est toujours la même chose par contre la Pro A me satisfait plus car c’est tactique, stratégique. Mais pour moi la compétition que j’aime vraiment reste l’Euroligue.
Tes Pronostics pour le titre de Pro A ? Mon pronostic du cœur est Cholet et celui de la raison Le Mans
Quel est le joueur qui t’a le plus marqué ? Et pourquoi ? Pascal Raoult. C’était un joueur qui est arrivé tard dans ce sport, à 20 ans. Il avait les qualités d’un joueur de haut niveau, il avait l’intelligence motrice, il donnait tout sur le terrain, il avait une aura sur tout le groupe, c’était un vrai leader.
Quel est le coach qui t’a le plus marqué ? Et pourquoi ? Mon mentor Frédéric Crapez, il avait une aura extraordinaire et tous les jours avec lui tu apprenais quelque chose et en plus il était en même temps très abordable, c’était au contraire de ce que les gens pensent quelqu’un de très humain. J’ai énormément d’admiration pour lui, il a transformé des joueurs moyens en très bons joueurs ; avec une équipe moyenne il en faisait une équipe redoutable, c’était assez extraordinaire d’assister à cette transformation, pour un jeune coach ça marque dans la vie !

En tant que coach quel est le joueur que tu aurais aimé avoir ? Antoine Rigaudeau parce que c’est quelqu’un qui rendait les autres meilleurs.
Après toutes ces années de coaching, qu’est ce qui te donne encore la force de le faire tous les jours et tous les week-ends ?La bonne humeur qui règne dans le groupe te donne de l’énergie, y a des échanges, de la rigolade ce sont les rapports humains et quand tu es dans un groupe qui est sein, tu prends du plaisir à partager ces moments. Des fois, quand je suis fatigué c’est cette joie de vivre qui me motive.L’ambition de construire un projet avec ce groupe, d’apporter mon expérience, mon énergie, mon vécu à des joueurs qui ont décidé de relever le défi. « Sans les joueurs le coach n’est rien ».Ma règle est qu’on récolte ce qu’on sème donc si on travaille un jour où l’autre ça paie. Ce qui me motive ce n’est pas le rêve mais la quête du résultat car le résultat va amener des moments très forts dans les relations humaines.Je me fixe des objectifs, l’idée à terme est de remonter l’équipe en championnat de France, c’est clair que si c’est juste entraîner pour entraîner ça ne sert à rien. J’ai envie d’amener ma pierre à l’édifice pour construire et bâtir un projet humain.
Justement, qu’est ce que tu penses des coachs qui se donnent tous les mérites dans une victoire et rabaissent leurs joueurs dans la défaite ?Ces coachs là ne durent pas longtemps, ils finissent rarement une saison. C’est tout le contraire de ce que doit être un éducateur. C’est du narcissisme à l’état pur. Par éducation à la fin du match je leur serre la main mais je ne discute pas avec eux. À un moment, les joueurs se rendent compte de ça. Tu ne peux pas diriger une équipe en ayant ce type de discours, ton groupe explose.
L’échec du TJB !!!J’ai tourné la page et je regarde devant…
Quel est réellement le projet du club ?On est dans une année de redémarrage, de transition de reconstruction dans l’urgence donc j’espère que le projet qui vient est un projet de construction et je sais que les dirigeants y travaillent…

Quel est le ressenti d’Ivan Rabouin ? Pour une équipe qui s’est construite dans l’urgence au mois d’août, si on m’avait dit qu’elle serait dans les 3 premières j’aurai signé tout de suite. Le parcours de l’équipe au regard du potentiel est très bon surtout avec un groupe très jeune.Le club a dû tout reconstruire donc ce n’était évident pour personne ; quand on fait tout dans l’urgence cela peut procurer des frustrations mais les résultats de l’équipe première ont redynamisé les dirigeants, les gens prennent conscience qu’il y a du potentiel et que cette année est une année de transition et j’espère qu’elle va permettre de préparer les bases pour le futur projet.L’état d’esprit et les résultats de l’équipe 1 ressoudent les gens autour d’un projet, ça donne du bonheur aux gens, de l’énergie pour continuer, ça entraîne un impact positif sur les dirigeants car ils voient que les mecs ne sont pas des mercenaires, qu’ils mouillent le maillot, « c’est un rayon de soleil dans la vie du club » et de ceux qui quotidiennement font tourner le club.
Comment tu expliques les défaites contre St Avertin, PLLL et Orléans ? St Avertin et PLLL on était cramé physiquement et nerveusement aussi. Le jour où on est moyen au niveau de l’adresse extérieure, on s’expose inévitablement parce qu’on a pas un point de fixation intérieur dominant qui nous permettrait parfois de nous réfugier derrière celui-ci. Orléans c’est un peu la même rengaine. On fait de gros efforts défensifs, on a la meilleure défense du championnat donc on y laisse de l’énergie mais surtout on est tombé sur une très bonne équipe et on a été dominé a l’intérieur.Pour moi ce ne sont pas des accidents, ce sont tous les progrès qui nous restent à faire ; sur des matchs à priori plus facile on a pas cette maturité qui nous assurerait la victoire au bout. Y a de jeunes joueurs qui ont besoin de progresser dans l’appréhension du match, du derby. Un derby ça se prépare dans la tête. On est une équipe trop gentille surtout dans le secteur intérieur donc c’est des points qu’il va falloir améliorer même si ce secteur a déjà progressé.
TBC VS Lucé ?La clé du match est l’approche psychologique car on a le problème de toute jeune équipe, on se voit gagner le match avant la bataille. Nous on a pas vraiment de marge de manœuvre donc je suis toujours vigilant pour moi y a qu’une vérité c’est le terrain.On cherche le résultat mais je cherche aussi à faire grandir les jeunes joueurs car on a besoin de tout le monde dans une équipe.
Quels conseils pour les jeunes joueurs ? S’investir à fond dans sa passion car ça sert toujours dans la vie, le sport est un formidable moyen de se construire, c’est une formidable école de la vie car il faut travailler pour progresser. On apprend à gérer ses émotions dans la défaite comme dans la victoire, à gérer ses relations humaines avec ses coéquipiers et son coach. Quels conseils pour les jeunes coachs ?Aller voir les autres travailler, ne pas se limiter aux formations classiques et regarder travailler les coachs plus expérimentés, c’est comme cela qu’on apprend. Le contenu technique est important mais le plus important est la relation avec l’autre. On peut être très moyen techniquement mais par son enthousiasme amener l’équipe loin alors que son inverse n’est pas forcement vrai.
Mes souhaits 2010Tant que mathématiquement tout est possible il faut continuer à y croire, j’espère qu’on continuera à donner de la joie à ceux qui viennent nous encourager : les bénévoles, le club de supporters et tous les fans de basket.J’espère que le club va réellement pouvoir partir sur un projet qui va fédérer les joueurs, les dirigeants, les bénévoles, les coachs autour du club, qu’on renvoi à l’extérieur une image d’un club ouvert, convivial, chaleureux et ambitieux.Que les joueurs et les coachs actuels poursuivent l’aventure car on sort d’un moment difficile.

